Un modèle pour choisir votre plate-forme de réseau social : « bulls eye »

Andrew McAfee précise dans son livre Entreprise 2.0 (et sur son blog) le concept du Bulls eye. Ce modèle, dont on peut dire qu’il est simple, est précieux pour déterminer quel outil implémenter.

Ce modèle précise qu’un collaborateur entretient trois types de liens avec son entourage :

Modèle de Bulls eye
Modèle du Bulls eye

Remarque :
– Ce schéma est centré sur notre collaborateur.
– La taille de chaque cercle n’est pas proportionnelle au nombre de gens qu’il peut contenir. On peut supposer que le nombre de liens potentiels est supérieur au nombre de liens forts.
– La proximité physique n’implique pas l’intimité (et vice-versa).

Cette représentation permet de séparer les relations et de différencier les interactions entre les collaborateurs. Ainsi, l’objectif de l’entreprise semble être le suivant :

  • Augmenter l’intensité des liens forts et favoriser l’échange d’information entre des personnes qui se connaissent déjà.
  • Rapprocher les personnes qui entretiennent des liens faibles pour favoriser l’émulation et le partage de connaissance.
  • Créer les relations potentielles, notamment dans le domaine de la recherche de compétences spécifiques.

Bien que l’enjeu et la création de valeur apparaissent plus importants sur les liens potentiels, faire supporter les liens forts par un outil 2.0 permettra aussi de répondre à certains challenges tels que la productivité et la gestion de la connaissance en entreprise.

Il apparaît ainsi qu’en fonction du relationnel existant au sein d’une communauté non seulement l’outil mais aussi la taille de la communauté devront varier :

  • Les wikis, Google Docs, zoho, mindmeister ..  permettront aux communautés de petites tailles et regroupant des liens forts de faciliter la création de documents et l’innovation.
  • Les réseaux sociaux et les blogs faciliteront eux l’interaction à grand échelle et permettront le renforcement des liens faibles et/ou la création de liens potentiels.
    Ils impliquent aussi des tailles de communautés bien supérieures car la faible intimité entre les utilisateurs sera un frein à l’utilisation initiale.

Pour conclure, ce modèle illustre bien la capacité des outils 2.0 à renforcer les liens entre les collaborateurs d’une entreprise et permet de segmenter son besoin selon la communauté à adresser.

A propos Pierre-Antoine Glandier

Consultant en management et diplomé de Telecom Paristech, je suis passionné de Nouvelles Technologies
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