Big Data, quelles « transformations culturelles » cela implique pour les entreprises ?

Ceci n’est pas un Nième article pour expliquer les 3 V du sujet buzz du moment « Big Data« . Je m’intéresse à l’actualité autour des « Big Data » depuis maintenant 6 mois. Ainsi, j’ai ajouté quelques flux RSS dédiés à mon lecteur de flux RSS préféré (je vous recommanderais vivement http://www.bigdata-startups.com/feed/), j’ai participé à la 3ème édition du congrès Big Data Paris, j’ai lu beaucoup de points de vue rédigés par quasiment l’ensemble des cabinets de conseil de la place (McKinsey, BCG, Forrester, Gartner, EMC, Capgemini Consulting, …) et j’ai finalement lu cet été le livre qui fait référence : Big Data a revolution that will transform how we live work and think, co-rédigé par Viktor Mayer-Schönberger et Kenneth Cukier.

Je souhaite dans cet article mettre en exergue les « transformations culturelles » que ce sujet engendre.

Pourquoi beaucoup de données changent la donne ?

Prenons l’exemple de la vidéo : une vidéo est fondamentalement différente d’une image et en même temps une vidéo n’est autre qu’une succession rapide d’images (au moins 24 images par seconde). Ainsi, en changeant la quantité, l’essence change ! Cela s’applique aussi aux données des entreprises. Prenons l’exemple de Google avec son service de suivi de la grippe, ou Google Flu Trends. Ce service a été développé en partant du constant que certains termes de recherche semblent être de bons indicateurs de la propagation de la grippe. Ainsi, les recherches des utilisateurs qui, prises individuellement permettent à ces utilisateurs de se renseigner, peuvent prédire l’évolution de la propagation d’une grippe quand elles sont analysées ensemble.

« La donnée, le pétrole du XXIe siècle ». Cette analyse est partagée par l’ensemble des experts du sujet. Mais pour pouvoir collecter, agréger, analyser et monétiser toute ces données, 3 grands virages culturels dans la gestion de la donnée seront à entreprendre :

1. « From Sampling to N=All »

Avec les technologies dites « Big Data » (principalement autour du stockage à très faible coût de grand volumes de données – Hadoop – et la parallélisation/distribution des calculs – MapReduce), les professionnels de la gestion des données n’auront plus besoin de travailler par échantillonnage. L’échantillonnage a été créé pour palier au manque de capacité à traiter l’ensemble des données. Prenons par exemple le site https://www.decide.com/ : ce site (désormais acheté par Ebay) prédit l’évolution des prix de plusieurs produits de consommation. Pour cela, le site collecte et analyse une quantité énorme de données provenant du Web, notamment les sites de e-commerce. En 2012, le site prédit l’évolution des prix de plus de 4 millions de produits sur la base de l’analyse de plus de 25 milliards de prix constatés sur le Web. Selon le site, ces prédictions sont correctes à 77% et permettent aux consommateurs de gagner 100$ en moyenne.

2. « From Exactitude to Messy »

Les volumes de données étant devenus gigantesques, le risque d’avoir des données erronées est plus important. Même, si c’est le cas, il est désormais acceptable d’avoir plus de données erronées car l’analyse des données est basée sur la corrélation et non plus sur la causalité.

3. « From Causality (why) to Correlation (what) »

C’est le changement culturel le plus important mais aussi le plus difficile à accepter. En tant qu’êtres humains, face à un problème ou une question nous sommes programmés à chercher les causes pour y répondrent même si très souvent cette recherche est complexe voir impossible. Dans un monde où les données coulent à flots, cette recherche de causalité n’est plus nécessaire. En effet, plutôt que chercher la cause, il est désormais plus pertinent de chercher des « patterns » et des corrélations qui permettent de dégager des observations (ou « insights » en anglais). Certes cela n’explique pas « le pourquoi » (why) mais est-ce vraiment nécessaire ? Prenons l’exemple de la traduction. Il y a moins de dix ans, beaucoup de systèmes de traduction étaient basés sur l’apprentissage des règles (d’orthographe, de grammaire, …). En 2006, Google lançait Google Translate en prenant une approche complètement différente, basée sur la comparaison d’un gigantesque ensemble des données scannées par Google en plusieurs langues (les sites d’entreprises multilingues, les documents officiels de l’UE, les livres numérisés, …). Les traductions collectées ne sont pas toutes au même niveau, certaines sont peut-être erronées. Mais qu’importe ! Le volume de données collecté est tellement gigantesque que les quelques erreurs collectées seront vite noyées dans la masse. A ce jour, Google Translate est de loin le traducteur le plus abouti couvrant plus de 60 langues.

Pour aller plus loin, je vous recommande vivement de lire le livre de Viktor Mayer-Schönberger et Kenneth Cukier cité au début du post.

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Le digital envahit les rayons des magasins : une bonne nouvelle pour les consommateurs… et pour les commerçants ?

Grand bouleversement dans la bataille qui oppose le magasin « brick and mortar » à l’e-commerce : le vent du numérique s’est levé et remodèle le paysage ; il  fait glisser les lignes de front traditionnelles. Terminé le temps où le magasin régnait sur le terrain de la proximité, du contact humain et de la sensorialité (parfums des produits, toucher…), tandis que l’e-commerce se démarquait par l’étendue de ses horaires d’ouverture, la largeur de son catalogue de produits, ses comparateurs de prix et son écoute des recommandations offertes par le social shopping.

Le digital, importé à grand coups d’ADSL dans nos chaumières, s’est démultiplié dans les poches de 12 millions de mobinautes1 sur le seul territoire français. Quelle arme redoutable pour les consommateurs qui, à grand renfort de services venus de l’univers du web, s’y donnent à cœur joie : 4 détenteurs de smartphones sur dix se sont déjà connectés à Internet en plein magasin afin de comparer leurs informations avec celles du vendeur2. Si le magasin accueille évidemment le prospect à bras ouverts, le smartphone n’est-il pas un invité supplémentaire un peu encombrant ?

Le magasin qui ne souhaite pas se laisser déborder a de multiples opportunités pour tirer le meilleur parti d’une société devenue digitale. C’est l’heure de montrer que le magasin a plus d’une carte à jouer pour séduire des consommateurs avides d’innovation et d’information. Il peut lui aussi offrir au consommateur des expériences à la hauteur de celles qu’il connaît avec les tablettes tactiles, les consoles de jeu ou les smartphones.

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les 5 points clefs pour créer un magasin connecté

Vous travaillez sur une problématique liée à la mise en place de Connected Store ? Votre client cherche à revitaliser son réseau de magasins ? Votre client vous demande les points clefs pour bien concevoir le magasin du futur ?

Cet article va vous donner quelques éléments de réponse;

iQMetrix, un spécialiste Américain des solutions pour le retail, vient de publier une infographie qui met en avant les 5 points clefs de la conception de la prochaine génération de magasins du futur, le « connected store ».

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Qui est le candidat le plus Digital ?

Comment se positionnent les candidats à la Présidentielle sur internet ? Quels sont leurs budgets de campagne numérique ? Quelle est l’audience de leurs sites de campagne ? Quel est le canal où ils sont les plus visibles ?

Digimind, éditeur de logiciels de monitoring du web et e-réputation, a réalisé une inforgraphie sur les 6 “principaux” candidats à la Présidentielle sur le web (Vidéos, budget, pages vues, amis Facebook, citations sur Twitter, articles dédiés…).
Et le classement révèle des surprises.

L’importance du budget internet ne fait pas tout…
Ainsi, si Jean-Luc Mélenchon affiche le budget le plus faible des 6 candidats (100 000€), son blog se positionne en 2ème place (en nombre de pages vues)…
…Mais il y contribue
Nicolas Sarkozy et François Hollande avec un budget d’environ 2 M€ trustent les premières places du classement.

On note aussi des disparités selon les réseaux sociaux. Eva Joly a le 4ème budget (200 000€) mais est souvent lanterne rouge de tous les classements (visibilité sur Facebook, Twitter, audience des sites…).

Je vous laisse découvrir les différents classements 😉

 

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[Infographie] Les français et l’ère digitale

Internet a bouleversé nos vies. Qui aujourd’hui pourrait s’en passer durablement tant il apporte un confort au quotidien. Rien de bien essentiel mais un tas de petites choses qui s’ajoutent. Cumulées aux progrès technologiques, une nouvelle ère, digitale, s’ouvrent à nous.

Pourtant, tout le monde n’appréhende pas la chose de la même façon.

Si les jeunes hommes urbains (c’est le portrait-robot) sont férus de nouvelles technologies, nos anciens y sont beaucoup moins perméables.

C’est ce que révèle en tout cas une étude de l’institut TNS-Sofres, dont le but est d’établir des profils-types et à partir de laquelle l’infographie suivante a été établie.

Les français et l'ère digitale

Source : http://blog.websourcing.fr/infographie-francais-monde-numerique/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Websourcingfr-LeBlog+%28WebSourcing.fr+-+Le+Blog%29

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Que retenir du Web11?

Les trois jours du salon LeWeb11 se sont terminés il y a près d’une semaine, laissant le temps aux idées et aux impressions de reposer.

A partir des conférences, workshops observés, rencontres réalisées et discussions menées, que retenir de ce salon ? Quelles tendances dégager à partir des impressions ? Lire la suite

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LeWeb 11 : bilan du 2e jour

La deuxième journée du salon LeWeb s’est déroulée hier. Voici quelques idées et impressions suite aux différentes conférences, workshops et rencontres.

Le sujet « Social » du SoLoMo, thème du salon, a été largement abordé durant la journée et notamment ses aspects pour les entreprises ; plusieurs speakers se sont attelés à la tâche sous des angles différents.
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LeWeb 11 : bilan du premier jour

Bilan de la première journée du salon « LeWeb11 », voici les premières impressions et constats :

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67% des employés n’utilisent pas de réseau social au bureau (UK) ?

Chiffres clefs :
– Seulement 33% accèdent aux réseaux sociaux au bureau – comme on pouvait s’y attendre, les personnes travaillant dans le marketing (44%) et l’IT (43%) sont les plus susceptibles d’utiliser ces plates-formes au travail
– Facebook est le réseaule plus populaire (45%), devant LinkedIn (20%) et Twitter (14%)
– Alors que 32% des employés ont déclaré que leur entreprise n’avait pas de blocage ou de la politique de l’usage des médias sociaux au travail, 28% indiquent que l’accès est bloqué
– L’accès aux médias sociaux au travail se fait majoritairement via le mobile (64%)
– 2 personnes sur 3 pensent que les entreprises ont raison d’interdire les médias sociaux au travail
(sources : mediobistro.com & reed.com)

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Le consommateur est SoLoMo (Social Local Mobile)

Nielsen nous propose ces trois tableaux de chiffres pour illustrer le concept: SoLoMo.

 Illustration 1 : Le consommateur est Social

 
 

Illustration 2 : Le consommateur est Local

 
 

Illustration 3 : Le consommateur est Mobile

 
Attention : il s’agit d’une étude faite sur le consommateur américain
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